Accueil » Prix de Vente du Muguet : A qui profite l’instabilité tarifaire ?
Economie

Prix de Vente du Muguet : A qui profite l’instabilité tarifaire ?

Le prix autour duquel la vente du muguet sera organisée en 2016 est difficile à déterminer avec exactitude. Plusieurs facteurs entrent en ligne de compte lors de la fixation des tarifs chez le fleuriste professionnel, le vendeur à la sauvette, dans les grandes surfaces ou auprès des web commerçants. Et cette année encore, le lys des vallées se vendra à un tarif non maîtrisé, une situation qui profite à certains bien plus qu’à d’autres.

Nuances autour du coût de la fleur printanière

Le prix du brin ou du pot varie lors de la vente de ces fleurs porte-bonheur connues sous le nom de muguet. Conjointement célébrées à l’occasion de chaque 1er mai, ces plantes symbolisent un évènement particulier pour plusieurs communes parisiennes dont Verrières-le-Buisson et Rambouillet avec ses grandes festivités qu’elle organise tous les ans. Le lys des vallées rime aussi avec chiffre d’affaires chez les commerçants, les producteurs nantais étant les mieux placés pour le savoir. A Côté de l’engouement financier que suscite cette fleur printanière, se dessine une autre réalité : l’instabilité des tarifs pendant l’achat des muguets. D’une région à l’autre, d’un vendeur à l’autre, on constate une marge de différence, parfois faible mais bien réelle. Cette bataille fait rage entre les commerçants de tous bords depuis bien longtemps, pour le plus grand bonheur des consommateurs. Une réjouissance aussi partagée par certains marchands quand d’autres font grise mine.

Les prix oscillent depuis quelques années

L’actualité des entreprises françaises, c’est aussi toute la réalité économique qui se manifeste autour du muguet. A ce propos, on constate depuis quelques années une forte instabilité au niveau du tarif moyen des brins ou des pots de fleur. A titre d’exemple, le coût d’un bouquet se négociait en 2010 autour de 2 à 3 euros dans la capitale. Deux ans plus tard la même tendance se manifeste dans plusieurs régions françaises. Dans le département d’Yvelines, les pots de brins étaient vendus à 3,60 euros. Pour ce qui est du lot de la vente unitaire du brin, il vacillait entre 20 et 36 centimes. Les fleuristes, principaux artisans concernés par la commercialisation des fleurs à l’occasion de la fête du travail, vendaient le brin au tarif de 1,50 euros à Marseille par exemple. Plusieurs raisons sont à l’origine de cette variation tarifaire, parmi lesquelles la qualité des brins.

Une vente plus onéreuse pour certains que d’autres

On distingue principalement trois types de vendeurs à l’occasion de la fête des travailleurs historiquement liée à plusieurs évènements dont les fleurs porte-bonheur : le fleuriste, les vendeurs en grande surface et à la sauvette. Les ventes démarrent un peu plus tôt pour les fleuristes et s’étendent parfois même après la célébration du 1er mai, contrairement aux vendeurs à la sauvette dont l’activité se limite uniquement au jour J de l’évènement. Malgré ce gros avantage dont dispose le fleuriste ordinaire, celui-ci a vu ses parts de marché s’effondrer depuis quelques, les marchands à la sauvette étant à l’origine de leur dégringolade financière. Ces derniers bravent en toute impunité les réglementations en vigueur et proposent souvent leurs brins à des coûts dérisoires, du moins à un tarif moins élevé que celui des commerçants. Le faisant, ils s’approprient déloyalement de nombreux clients au détriment des autres marchands. Même si aucune précision n’est faite sur leurs revenus, leurs gains seraient à priori plus importants que ceux des fleuristes.

Muguet de premier choix ou l’extra ?

Les muguets se vendent généralement en deux qualités, le premier choix généralement répandu dans les grandes surfaces et chez auprès des vendeurs ambulants, et l’extra, la qualité supérieure mise en vente sur le marché. Comme on peut le constater, les prix varient naturellement d’un choix à l’autre. Les acheteurs, quant à eux, se tournent de plus en plus vers les fleurs moins couteuses pour faire des économies.