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E-commerce: l’ascension qui ne connaît pas la crise en France

Les indicateurs pour cette branche d’activité sont quasiment passés au vert ces quatre dernières années

L’e-commerce en France est marqué par une ascension fulgurante qui manifestement ne connaît pas la crise. Sa croissance vient d’être confirmée par les données statistiques fournies par la Fevad. Au cours de l’exercice 2015, les achats en ligne ont poursuivi leur belle progression en marche depuis 2012. A cette période, le chiffre d’affaire annuel qui était de 45 milliards d’euros a fait un bond spectaculaire pour atteindre l’année dernière le montant de 64,9 milliards d’euros, un revenu supérieur aux prévisions qui annonçaient un CA de 62,5 milliards en 2015. Le secteur de la vente en ligne réalise ainsi une croissance de 14,3% au cours de l’année précédente, un taux de progression nettement supérieur à celui de 2014 qui était de l’ordre de 11%. Le commerce en ligne se fraie un chemin au beau milieu du marasme économique français et pourrait même franchir la barre des 70 milliards cette année.

L’Hexagone devancée malgré le grand engouement

La France n’est pas le seul pays touché par cette montée en puissance positive de cette branche d’activité. A l’échelle mondiale, le podium est largement dominé par l’Empire du Milieu qui dépasse son grand rival américain. En 2014, la République populaire de Chine réalisait un CA exponentiel de 405 milliards d’euros contre un volume de 363 milliards pour les Etats-Unis. L’Hexagone se console tout de même en occupant la sixième place du classement international. Sur le Vieux continent, il est également devancé par ses voisins anglais et allemands. Le pays se hisse en troisième position du classement dominé par le Royaume-Uni suivi à son tour par le dauphin berlinois. L’ascension française souligne un fait assez important, le faible pourcentage des entreprises effectuant des achats sur Internet. Il était de 25% en 2014, une proportion relativement insignifiante comparée à celle du Danemark évalué à 72%. On en déduit simplement que les potentiels acheteurs en ligne dans l’Hexagone ne sont autre que les citoyens.

L’ascension touche également les consommateurs

L’e-commerce a en partie réalisé sa croissance sous l’impulsion des web acheteurs devenus de plus en plus actifs au fil des années. Depuis 2012, l’effectif des consommateurs a été gonflé de 20%. La croissance est également ressentie au niveau de la fréquence des commandes qui a connu une hausse estimée à 68%. Comme conséquence directe de cette densité des acheteurs en ligne français, on constate une augmentation du volume des transactions de l’ordre de 19% en 2015. Sa masse est passée de 700 millions en 2014 à 835 millions en 2015. Petit bémol à souligner, le repli du coût moyen de la transaction  qui recule de -6% par rapport à 2014.

Pour 2020 la crise fait augmenter le e-commerce de 41 %

La crise sanitaire covid-19 selon l’institut fevad à augmenté les ventes du e-commerce de 41% au troisième trimestre 2020. Le bilan en France au troisième trimestre est de 6,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires avec pas moins de 452 millions de transactions ont été effectuées en ligne. Il est beaucoup plus facile d’investir dans le digital que dans le commerce traditionnel. Cette agilité a permis à divers secteur d’activité à se développer en quelque mois,  comme le secteur dans la vente de bijoux ou dans l’immatériel comme les plateformes de streaming. Rien que dans l’année 2020, ce sont des milliers de sites e-commerce qui sont apparus sur la toile. Pendant qu’un commerce physique à besoin de 200 000 à 600 000 euros de mise de départ pour son commerce, un site en ligne avec 20 000 euros peut commercer non seulement à être en ligne mais aussi à faire de la pub et ventre immédiatement.

A la fin du dernier trimètre 2020 la croissance des ventes était encore de +29%. Même si grâce au confinent un retour en commerce de proximité est revenu, cela ne pourra pas freiner cette nouvelles tendance à la consommation en ligne. Alors la balle est aux consommateurs et donc rien de nous empêche de faire les deux !

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