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Les startups de l’e-santé se fédèrent en consortium

Les acteurs de la santé connectée entendent donner une nouvelle impulsion à cette activité

Quelques startups évoluant dans le domaine de l’e-santé se sont constituées en consortium pour donner un coup d’élan à  son adoption effective auprès des citoyens. Ce sont en tout 59 pme exerçant dans le secteur médical qui ont exposé le mercredi 16 décembre au grand public l’association ‘‘eHealth Tech’’, une coalition mise en place depuis le 28 septembre. Les entreprises réunies au sein de cette fédération représentent en tout 731 emplois, soit une moyenne de 13 emplois pour chacune de ces structures moyennes. Le domaine médical reste l’un des secteurs où la numérisation peine à accélérer sa croissance. Grâce à cette initiative, les acteurs entendent renforcer leur présence sur le terrain et attirer ainsi plus d’adhérents vers cette innovation.

Une activité pas très dynamique

La présence des startups dans la profession médicale n’excède pas les 3 ans sur le territoire national. En moyenne, on estime à 2 ans et 4 mois la durée d’existence des pme dans le domaine de la santé connectée. Ces entreprises couvrent seulement 10 régions en termes de répartition territoriale. Avec 29 startups représentées, la région d’Ile-de-France concentre la majorité des structures médicales connectées réunies au sein du consortium. En termes d’investissements, le pays reste loin derrière les Etats-Unis, le Royaume-Uni ou encore la Chine. La proportion d’investissement réalisée en France dans ce secteur d’activité avoisine à peine les 2%, contre 63% pour le pays de l’oncle Sam et 8% chez le voisin anglais et l’Empire du Milieu.

Un consortium pour mieux peser dans la balance mondiale

A l’échelle mondiale, les chiffres hallucinants des dépenses liées à la santé ont en quelque sorte creusé l’appétit des startups françaises. On estime à 7.200 milliards de dollars le montant consacré au secteur médical pour la seule année 2013. Ce chiffre pèse pour 10,6% dans la balance du Pib mondial. Des perspectives positives sont également en vue pour l’horizon 2018 avec une croissance annuelle attendue de +5% à partir de l’année prochaine. Au regard de ce rendement assez impressionnant, on comprend mieux pourquoi les professionnels de la cure souhaitent améliorer leur compétitivité sur le marché intérieur.

Faire reculer la présence généralisée du système sanitaire traditionnel

Le domaine médical reste fortement influencé par les méthodes traditionnelles. L’instauration du carnet de santé depuis 1939 est toujours une réalité, malgré les lacunes qu’on lui connaît (impossibilité d’y consigner le suivi d’un patient durant toute sa vie). Plus de 600 millions d’ordonnances sont rédigées sur support papier. La santé connectée se présente comme une excellente alternative pour freiner l’impact environnemental ‘‘négatif’’ lié à la prescription d’ordonnances médicales.

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